Tuesday, 3 November 2009

Paraty

Paraty paradis.

les moustiques s´y lovent aussi.



Mes mots seront maladroits pour décrire. tomber pieds joints dans les lieux communs. presque inévitable.

Criques enchanteresses par poignées. jungles luxuriantes. cachoieras.

Les yeux savent plus. Grands ouverts. Eblouis.

Ceux qu´on y a croisé donnent saveur plus encore au tableau

Instants suspendus à ancrer dans ma mémoire de poisson rouge.

La premiére nuit à la pousada do Rio est déja loin. Costa Verde premier enchantement pourtant sur le banc balançoire.

La casa do Pablo nous retiendra plus longtemps que prévu. oublier de prévoir d´ailleurs.

Un couple d´anglais. un autre belge flamand. des canadiens peu straights. deux belles et timides colombiennes. et les trois saisonniers argentins. J´aimerai les rejoindre à Bariloche plus tard. un éte en hiver. idée en passant qui peut être fera son chemin.

Instants suspendus. tenir a un fil. Jabaquera praia. un chilien artisan voyageur rencontré sur le sable. una flor por una flor sussura t-il. une rose de cuivre en souvenir. agréable sans suite. Je garde pourtant le bracelet fil vert brésil et graine guarana que je fis avec lui de mes doigts engourdis. juste (se) froler les mains.

muñeca. poignet et poupée à la fois. j´ignorais le premier. petite fille.

apprendre encore. apprendre toujours.

instants suspendus. une virée détournée vélo. Fatiha et moi en éternelle perte d´orientation. improviser sa route. des plages encores. bateaux arc en ciel. petits ports de pecheurs. manger du poisson avec les doigs. sable d´or sur pierres noires.

l´eau fraíche des chutes le jour suivant. marcher sur les pas des esclaves. camino do ouro. route de l´or, des pierres précieuses, du café et du sucre. l´histoire celle d´un western. avoir peur, quand meme un peu, que les serpents quittent leurs tannieres quand la nuit tombera sur la foret. bananiers et pau brasil, le tronc rouge sang comme pour mieux dire son exploitation outrancière.

Revenir en coccinelle avec Dominique et Gilles. prolonger l´instant partagé avec eux. un resto classe et un carmenere - les amoureux de vin savent surement -. la bouche, les papilles et les babils. de la rareté.

plus tard piler citron vert et glace. caipivodka. prolonger loin la nuit.

retouver au petit jour le hamac en terrrasse. s´y balancer et bercer.






quelques instants suspendus.








2 comments:

  1. it took all my will to wake one year early from a ten year curse i´d willed myself into. which only proved the chance that a will, forced to endure, can grow. i carried myself like a bag of broken glass in the year i´d earned as free. which taught me the price of things and left me indifferent to trying. instead, foreced me into a different space between here and there. somehow me but not. so when i say that i didn´t want to go to brazil you must understand what i mean. want is like wont only it means to will. depending upon the man. so a will was wreaked and a path was wrought. and i followed the sound of a voice. so a siren sang me here. and all the places before and after. i´m on a small island with time to finally recount. all the people ive crossed, and things exchanged, in secret places where you rent motorcycles and find jungle swings and fall from the sky on ocean breezes. where you meet two french chicks before they have a chance to corral you as they do a new pair of pretty boys every night you know them. one whose french i barely understand but who writes and seems to understand the secret parts of the things i do. the other who understands me without speaking. whose every memory, i stir her to tell, involves her "gay best friend" who i´m sure i´ll end up kissing. so go about your days, whoever you are who´s reading this, as i´ll go about the rest of mine, knowing that the only real way to affect a thing is to whisper prayers on the strongest wind you can find. so i whisper, "see you later," and i go back to not wanting, until my will is sure, every beautiful thing i find....

    jd mazzuchin
    jdmazz@hotmail.com
    jdmazz from sudbury on facebook.....

    somewhere out here.

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  2. Je relis 10 fois, 20 fois. ne m´en lasse pas. cette poésie coulante, ces contrdictions à demi, ce vouloir ne pas, ce " I would rather not", bartlebysme que certains connaissent d´antigues slam - spoken word cession.
    J´aime cette prose qui m´échappe et ces petits mensonges. Ramener des beaux gosses tous les soirs? une exagération qui nous agrée. Et nous murmurons à ton image et aux étoiles "see you later".

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