Wednesday, 11 November 2009

Montevideo


Au hasard des rues, les cartes nous sont devenues inutiles pour nous perdre.
Au détour de l´avenue du18 juillet, débusquer un marché. s´engouffrer por fin dans une petite bodega, coincée entre fruits légumes et bouquinistes.
Tango. entre les tables.
le danseur hèle à l´envie ses deux partenaires.
Si je n´aime pas être guidée, je reste admirative toujours face à ce ballet. demi-pointes et yeux fermés, dieu que c´est sensuel.
de sa chaise en face, un local poivre et sel approuve la technique et l´audace. demande :
- Où as-tu appris?
Sans hésiter, répondre :
- Avec les femmes.
Moi intérieurement : est-cela l élégance?
L´autre :
- Les femmes nous enseignent toujours, Et si non?
Puis le danseur repart, son panier sous le bras.

Déambuler sans rien exiger de plus. Ne rien chercher et tomber sur.
du candombé pour touristes, sorti du contexte.
un spiderman en crise de court métrage.
des buveurs de maté à chaque coin de rue, thermos sous le bras, à la bouche la bombilla.
des parilladas. et s´arrêter au comptoir pour ces viandes fumantes.
des facades délabrées. splendeurs éteintes.
Une soucoupe volante art déco.

Repousser Colonia a plus tard pour d´obscures raisons. Oublier Cabo Polonio.
Passer des frontières. Rattraper Buenos Aires de nuit par bateau.

Se gratter trop souvent.

3 comments:

  1. Tita est emerveillé parcequ'au Cuba j'ai connu un paysagiste (est-ce que ce mot existe en francais?) de l'Uruguay qui a dit que la ligne de l'horizon fait partie du patrimoine des uruguayiens (?), est-ce vrai?
    Et puis Tita n'en pouvait plus quand je lui ai dit que de ce monsieur j'ai appris une phrase d'Atahualpa Yupanqui que, mal traduite, dit: "L'homme est paysage qui marche".
    "J'aimerais bien aller a l'Uruguay" dit Tita.

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  2. l´horizon appartiendrait plutot a tous. bouché ou dégagé. radieux ou incertain. A quoi sert de réclamer une ligne?
    Atahualpa Yupanki serait plus juste, lui qui a voyagé et ramené de quelque part entre la frontière colombienne et vénézuelienne cette chanson que tu m´a apprise et que je chantais souvent à mon tour. Duerme Duerme negrito.
    est-ce que sa maman pourrrait lui ramener l´horizon en revenant des champs ?

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  3. Ton regard couvre d'un voile de grâce ce foutu monde, Cécile.
    Merci de me forcer à m'interrompre, pour te lire.
    Besos

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