Tuesday, 8 December 2009

petit resume photographique NYC








premier repas healthy pour Theo ( dans une epicerie)




Retrouvailles avec Olive




sans commentaires




un point de vue de Central Parc




Absolutly fabulous Meiya (sorry if I scratch your name)




Ohoto en plein travail ( Il adore prendre le taxi)




Fans de series policieres americaines, on vous a menti




Lendemain de soiree




un instant vole




Brooklyn




de temps en temps, j'apparais




Fan de base-ball

Tuesday, 1 December 2009

Make the line not the queue

Faire silence dans ma tete.
toujours cette limite. toujours des barrieres. toujours un trop peu ou un trop tout court. toujours la memoire chiffone et ratatine. deja l'impression d'avoir oublie ce qui m'a emu.

debarquer a New York City apres trois jours de rien. trois jours de transports. le cul visse a un siege, si moelleux soit-il. trente cinq heures de bus. une quinzaine d'avion. des transits. des tranferts. des attentes.

debarquer a New York. voyage dans le voyage. Le sud semble deja loin et le froid mord parfois severement. nouveaux accents -l'espagnol meme y serait divergent -. et je ne trouve pas les miens sur ce clavier.

tacher malgre tout de rendre les nuances.

d'abord me revient en memoire la litanie de Gainsbourg. "J' ai vu New York, New York USA. J' ai jamais rien vu d'haut (bis), j'ai jamais rien vu d'aussi haut, o c'est haut, New York USA." avec choeurs et tambours emballes.
Restee pratiquement autant bouche bee grande ouverte devant. New York symphonique et rien d'autre a dire?

Broadway et 5th Avenue. De Soho a East Village. De Little Italy a Chinatown. De Brooklyn regarder Manhattan. puis revenir sur Upper East Side, ou la couette attend. entre Thanksgiving et le black friday. before Christmas. pas encore de neige mais laiteux deja. L'odeur des cacahuetes pralinees grillees et celle des sapins coupes. escaliers et echelles de secours agrippees aux facades. briques d'un rouge different de celui du Nord. Skyscrapers. jamais les memes. l'elegance des tours lechant le ciel, le soleil, la nuit. tout jouxte avec tout. les architectures.les couleurs. les langues. les bagels avec les chicken wings. les cheesecakes avec les homemade chili, les suhis avec les muffins. les noodle soups avec les burgers.

Ohoto et Olivier.
Ohoto, je l'ai deja dit, n'est plus un follower fictif. il arpente avec nous. et s'enamoure de la pomme. crache les pepins et mord le fruit a pleine dents blanches.
Olivier. le retouver apres tant d'annees. je n'y pensais meme pas. merci Ohoto. les guides, les tips et les babiles nous seront toujours precieux.

rendre les nuances. retenir les details. ceux qui font le charme. l'histoire.
un feu de cheminee et des claquettes au Telephone.
quelques grammes dans le sang. et vouloir continuer. deux carreaux casses, une octogenaire affolee. dark, bien dark after : un pyjama orange et des jaules dans les sous-sols de Chinatown. digne d'un movie et pourtant. Oliver's true story. il continuerai presque a nettoyer les parcs. ici il faudrait payer mais ne pas s'excuser.
Olivier toujours. ses bars gays . ses brunchs flamboyants. unlimited mimosa, champagne et jus d'orange.
continuer Time Square. un bateau pour Staten Island. La liberte brandie au loin. et les vues hypnotiques sur Manhattan.
des afters electro kitch sur Central Park. les snake dance des rollers man.
Tim Burton et les punks au Moma.
les cab et les school bus. yellow yellow.
un egg breakfast au petit jour.
retrouver en coup de vent Eric au Schrine bar a Harlem. c'est chaud, ca joue, ca danse, c'est rempli d'Ivoiriens, de Senegalais, et d'un marseillais.

Make the line and not the queue. jouer et subir le vent.
Renoncer a passer la porte du Nuyorican Poets Cafe.
Sous la pluie, s'entendre dire que ce jour est magnifique pour rater un bus.
Quitter les beautiful people de Colombus.
Take the A train.
Stand clear of the closing doors, please. Mind the gap aussi. Les fermetures et les ecarts seraient une ouverture.

La minimale de Matthew Dear au Poisson Rouge. Et la sortie de l'aquarium.
Ohoto rentrerai sagement, la promesse d' un "second date" en poche. Il eut ete plus conquerant.
Fatiha terminerai par coucher le soleil en duo sur le Queens.
et moi? parce qu'on m'offre des chips quand j'ai faim, je mords la dentelle les doigts et le reste. Et moi? Je passerai finalement le bridge et entamerai le jour a Brooklyn.

Le dernier jour seulement, avoir envie d'etre seule. preferer les aurevoirs intimistes. alors trainer derriere. en bout de ligne.






Wednesday, 25 November 2009

croquer la pomme!




Here we are
avec un petit nouveau : Ohoto
comme quoi certains followers peuvent passer de l' autre cote de la frontiere.....

Retrouvailles avec le grand Olive ( fatima, une petite pensee pour toi, tu vas peut etre nous mettre un post :-) )


work in progress


Wednesday, 11 November 2009

Montevideo


Au hasard des rues, les cartes nous sont devenues inutiles pour nous perdre.
Au détour de l´avenue du18 juillet, débusquer un marché. s´engouffrer por fin dans une petite bodega, coincée entre fruits légumes et bouquinistes.
Tango. entre les tables.
le danseur hèle à l´envie ses deux partenaires.
Si je n´aime pas être guidée, je reste admirative toujours face à ce ballet. demi-pointes et yeux fermés, dieu que c´est sensuel.
de sa chaise en face, un local poivre et sel approuve la technique et l´audace. demande :
- Où as-tu appris?
Sans hésiter, répondre :
- Avec les femmes.
Moi intérieurement : est-cela l élégance?
L´autre :
- Les femmes nous enseignent toujours, Et si non?
Puis le danseur repart, son panier sous le bras.

Déambuler sans rien exiger de plus. Ne rien chercher et tomber sur.
du candombé pour touristes, sorti du contexte.
un spiderman en crise de court métrage.
des buveurs de maté à chaque coin de rue, thermos sous le bras, à la bouche la bombilla.
des parilladas. et s´arrêter au comptoir pour ces viandes fumantes.
des facades délabrées. splendeurs éteintes.
Une soucoupe volante art déco.

Repousser Colonia a plus tard pour d´obscures raisons. Oublier Cabo Polonio.
Passer des frontières. Rattraper Buenos Aires de nuit par bateau.

Se gratter trop souvent.

Sunday, 8 November 2009

Un Eskimo a Floripa



Florianopolis. S´éloigner du terminal. trouver le sien.
ici aussi se nicher. Barra do Lagoa, la plage s´étire à perte de vue.
juste quelques barraques en front de mer et notre "backpackers share house".
entendre le ressac de la mer de sa chambre. traverser le pont de bois, enjamber le canal et fouler le sable.
regarder tous ces pêcheurs qui recrachent des filets dégueulant de sardines. s'envoyer des kilos de crevettes en plusieurs services.
trouver trois anges gardiens, trois chiens qui presque toujours nous suivront. baptiser ces bestioles errantes et attachantes du nom des trois "boludos" argentins, moi qui d´habitude ai peur des meutes.

s´imposer des règles. juste un peu.
réveil tous les matins 7h30. courrir pieds nus. manger moins. boire peu. frugal moins les crevettes. essayer le surf. une cure peut-être inspirée du drapeau brésilien, au fond de l´iris bleu, la devise :" ordem e progresso".

poursuivre au sujet des iris bleus.
on avait peu socialisé, gardé notre coin et nos manières, peu envie de se coltiner des anglophones à première vue bruts brouillons buveurs.
se suffire. ne pas chercher frénétiquement les rencontres.
à part. sauf.
le dernier jour. la dernière nuit.
Sandboard en petite bande a Joaquina.
Escalader les dunes. un vent chaud se lève, embraser l´air.

ajouter un -s- à embraser. embraser le jour et embrasser la nuit.
le souffle chaud d´un homme venu du froid. pêcheur en Alaska.
Me suis prise dans ses filets.
une incongruité.
adorable piège. est- ce a cause de l´orage?

Fatiha, elle, tombe pour un Torr danois. dieu passager?
reposer la question : est-ce à cause de l´orage?

Thursday, 5 November 2009

des Soares formidables







Flash-back. promis à nous-même de longue date.
une série de portraits. esquisser quelques lignes au moins, relater a quel point ils nous furent précieux.
Là encore, je me sens mal à l´aise. Devant l´insistance de Fatiha pourtant.
Les Soares.
Dès le commencement déjà. Fatiha assise dans l´avion à côté de Leda. Une Soares. Sûrement rien a voir. aucun lien et pourtant. un avant-goût.
ses mains et massages sur ses épaules quand l´avion refusait de descendre. les gateaux goyave qu´elle lui offrit. de quoi elles parlèrent durant ces heures, je l´ignore. Fatiha aura toujours l´art de se faire des amis en trois amorces de phrases. Je ne sais pas, moi. relent de timidité?
Je m´écarte déjà, dévie.






La gentillesse de Leda ( je repense à Lena) amorcerai celle des autres Soares.
Ceux qui, refusant plages et quartiers uppés de Rio, s´installèrent plus au Nord dans une grande maison, très grande maison parce qu´on aime y recevoir la famille, les amis et des inconnus choisis sur internet.
Raquel. merci de nous avoir élues.
Raquel, voyageuse polyglotte, qui appris de ses périples l´attachement aux siens, qui appris de ses périples l´éternel retour.
Raquel, généreuse o combien.
Nous aurions aimé davantage profiter de toi. sans urgences nocturnes.
Pas même te dire au revoir... Frustration que nous rattraperons l´an prochain à Paris...

Et Junior, ton amoureux.
Dire peu, utile, bien. Pas comme moi.
Vivant comme à côté des autres. La nuit de ton jour, Raquel.
Et pourtant, vos histoires s´entremêlent depuis quinze ans.
Greg, je nous aimerai ainsi.

Et ce père tutélaire. dont j´ignore le nom, qu´on aurai juste envie d´appeler père. forme d´incarnation. Nous pouvions discuter longtemps, sans pour autant nous comprendre. Il nous manquait la langue pour savoir plus de son histoire. savoir comment le gamin des rues s´était retrouver à la tête d´une entreprise florissante. et je repense au mien, de père.


Et les deux soeurs, la mère et la tante.
Toutes ces charmantes attentions. Votre cuisine disait le coeur et l´amour. on aurait presque pleuré en vous quittant.
Et tout le reste, Nice. L´ascencion au Pao de Azucar, sous les nuages, mais avec toi.
C´est un soleil que tu nous offrit. Et nous cuisinerons brésilien en repensant à toi. Merci de ses cadeaux.

Merci plus simplement. Obrigada.






Tuesday, 3 November 2009

Paraty

Paraty paradis.

les moustiques s´y lovent aussi.



Mes mots seront maladroits pour décrire. tomber pieds joints dans les lieux communs. presque inévitable.

Criques enchanteresses par poignées. jungles luxuriantes. cachoieras.

Les yeux savent plus. Grands ouverts. Eblouis.

Ceux qu´on y a croisé donnent saveur plus encore au tableau

Instants suspendus à ancrer dans ma mémoire de poisson rouge.

La premiére nuit à la pousada do Rio est déja loin. Costa Verde premier enchantement pourtant sur le banc balançoire.

La casa do Pablo nous retiendra plus longtemps que prévu. oublier de prévoir d´ailleurs.

Un couple d´anglais. un autre belge flamand. des canadiens peu straights. deux belles et timides colombiennes. et les trois saisonniers argentins. J´aimerai les rejoindre à Bariloche plus tard. un éte en hiver. idée en passant qui peut être fera son chemin.

Instants suspendus. tenir a un fil. Jabaquera praia. un chilien artisan voyageur rencontré sur le sable. una flor por una flor sussura t-il. une rose de cuivre en souvenir. agréable sans suite. Je garde pourtant le bracelet fil vert brésil et graine guarana que je fis avec lui de mes doigts engourdis. juste (se) froler les mains.

muñeca. poignet et poupée à la fois. j´ignorais le premier. petite fille.

apprendre encore. apprendre toujours.

instants suspendus. une virée détournée vélo. Fatiha et moi en éternelle perte d´orientation. improviser sa route. des plages encores. bateaux arc en ciel. petits ports de pecheurs. manger du poisson avec les doigs. sable d´or sur pierres noires.

l´eau fraíche des chutes le jour suivant. marcher sur les pas des esclaves. camino do ouro. route de l´or, des pierres précieuses, du café et du sucre. l´histoire celle d´un western. avoir peur, quand meme un peu, que les serpents quittent leurs tannieres quand la nuit tombera sur la foret. bananiers et pau brasil, le tronc rouge sang comme pour mieux dire son exploitation outrancière.

Revenir en coccinelle avec Dominique et Gilles. prolonger l´instant partagé avec eux. un resto classe et un carmenere - les amoureux de vin savent surement -. la bouche, les papilles et les babils. de la rareté.

plus tard piler citron vert et glace. caipivodka. prolonger loin la nuit.

retouver au petit jour le hamac en terrrasse. s´y balancer et bercer.






quelques instants suspendus.